Les PNA complices de la politique répressive et raciste de l’état français

Les Ports Normands Associés (PNA), non contents d’avoir expulsé le squat de Ranville à 12 jours de la trêve hivernale (voir le communiqué ci dessous) et saisi le conseil d’état pour expulser le campement des exilés de Ouistreham (!), ont saccagé le mobilier et les effets personnels des habitants des deux maisons mitoyennes situées près du Pegasus Bridge. Mardi dernier, nous avions RdV pour récupérer l’électroménager, les vélos, les matelas, les couvertures, etc. Nous avons été choqués de constater que tout ce qui était entreposé sur le terrain et dans un container était détruit et mélangé avec des ordures donc irrécupérable, alors qu’un responsable de PNA s’était engagé à tout nous restituer en bon état. Les PNA sont donc complices de la politique répressive et raciste de l’état français.

Extérieur

Nous lançons donc un appel large pour récolter des dons et en priorité des vélos. Face à une telle adversité, nous avons plus que jamais besoin de solidarité surtout à l’entrée de l’hiver !

Liberté de circulation et d’installation !

AG de lutte contre toutes les expulsions, 5 novembre 2021

Communiqué de presse suite à l’expulsion des squats de Ranville :

19 octobre 2021, 8 heures: 

Dispositif des forces de l’ordre démesuré (plus de 50 agents) pour l’expulsion des squats de Ranville, situés aux 1 et 3 impasse Pegasus, où vivaient à tour de rôle les exilés du campement de Ouistreham depuis le 2 mai 2021, jour de l’officialisation de ces lieux de vie par l’assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions.

Présence de la PAF (police aux frontières), de la gendarmerie nationale, du sous-préfet (chef de cabinet du préfet et responsable de la sécurité dans le département du Calvados), de l’OFII (office français de l’immigration et de l’intégration) et d’une association agréée de sécurité civile.

A 12 jours de la trêve hivernale, cette expulsion prive brutalement les 50 exilés de Ouistreham d’un accès à des droits humains fondamentaux (abri, eau potable, sanitaires, chauffage, etc.) qui leur ont toujours été refusés par la préfecture et les collectivités territoriales.

Pour justifier l’expulsion, la préfecture se retranche derrière le droit de propriété qui est un droit absolu constitutionnel tandis que le droit au logement n’est qu’un principe à valeur constitutionnelle.

La présence une fois de plus de la PAF ne laissait rien présager de bon et en disait long sur les intentions de la préfecture. Deux jeunes exilés soudanais, pourtant demandeurs d’asile, en sont malheureusement les victimes puisqu’ils ont été envoyés au CRA (centre de rétention administrative) de Oissel (Seine-Maritime). Une prison pour sans-papiers où les conditions de vie sont inhumaines.

Suite à cette expulsion injustifiée – d’autant plus injustifiée que le propriétaire des lieux (Syndicat mixte régional des ports normands) n’a à ce jour aucun projet imminent sur ces maisons – nous exigeons la libération immédiate des 2 exilés enfermés au CRA de Oissel et un hébergement digne à Ouistreham pour tous les exilés du campement.

Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous et fermeture des centres de rétention administrative ! 

Collectif Citoyen-ne-s en Lutte, AG de lutte contre toutes les expulsions, CAMO

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