Squats expulsés, fin des nuitées d’hôtel, campement interdit…

La préfecture du Calvados, pour des raisons d’austérité, a décidé brutalement le 26 juillet dernier de refuser l’hébergement en hôtel des personnes isolées ou des couples sans enfants et sans pathologies médicales graves. Plus de cent personnes étaient concernées qu’elles soient de nationalité française ou non, la plupart d’entre elles ont été réorientées dans des foyers déjà saturés, d’autres ont pu se maintenir à l’hôtel malgré les directives de la préfecture qui veut baisser drastiquement le nombre de nuitées et ce, malgré le nombre croissant de personnes à la rue. Vendredi 27 juillet, la préfecture ordonnait l’expulsion des 13 habitant-e-s du squat rue des Roches à Mondeville. Puis, vendredi 17 août, le squat rue de Falaise était à son tour expulsé et la préfecture profitait de l’occasion pour délivrer une OQTF à certains des 33 habitant-e-s.

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Expulsion du squat rue de Falaise

Une seule semaine d’hôtel ne leur a été accordée, contrairement aux expulsions précédentes (de quinze jours jusqu’à 2 mois pour les familles). Expulsé-e-s de leur squat, ils et elles sont maintenant expulsé-e-s de l’hôtel et se retrouvent à la rue. Face à cette situation, nous avons pris l’initiative d’occuper la place de la République mardi 28 et été aussitot délogés par la police nationale.

 

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Expulsion du squat Venoix

Vendredi 31, le squat de Venoix hébergeant 41 personnes est expulsé, là encore, seul les familles sont relogées à l’hôtel d’une semaine à un mois. La préfecture s’est déjà attaquée ces derniers mois au service de trait d’union – service de maraude et d’accompagnement social des personnes sans domicile fixe – et au 115 en supprimant des postes et des missions essentielles auprès des plus précaires. Ces politiques antisociales sont mises en œuvre nationalement, les CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) ont vu leur budget amputé de 20 millions d’€. Localement, comme dans d’autres villes, des collectifs résistent : à Rennes par exemple, ce sont 180 personnes jetées à la rue qui ont essayé collectivement d’occuper un bâtiment, à Paris, 150 migrant-e-s ont été expulsé-e-s d’un squat le 20 août dernier. Actuellement, des centaines de personnes sont concernées par les conséquences des directives préfectorales et de la DDCS du Calvados qui jettent à la rue des personnes et en reduisant drastiquement « en même temps » le nombre de places d’hebergment urgence ! Certaines sont hébergées dans des squats sur l’agglomération caennaise ou chez des particuliers, pendant que d’autres errent à Ouistreham. Comme d’habitude, les attaques gouvernementales se font pendant la période estivale en catimini.

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