Nantes : 300 policiers expulsent 2 occupations qui hébergeaient 150 migrant-e-s à la fac, manif le soir et réouverture d’un grand squat dès le lendemain…

Infos reprises de la page Facebook de « Nantes Révoltée » (https://www.facebook.com/pg/Nantes.Revoltee/).

300 policiers anti-émeutes expulsent les occupations de Censive et du château du Tertre qui accueillaient 150 migrant-e-s sur la fac de Nantes. 200 personnes en manif le soir même.

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Olivier Laboux est président de l’université de Nantes. Ce quinqua au sourire éclatant, fervent défenseur de Macron, est un cadre dynamique. Lui, ce qu’il aime dans la vie, c’est les facs compétitives, propres, connectées et bien surveillées. C’est avec cet enthousiasme qu’il accompagne depuis des années les programmes de libéralisation de l’université. Sa vision est simple comme une start-up : moins de profs et plus de flics.

Mais ce qu’on retiendra surtout de la présidence d’Olivier à la fac de Nantes, c’est d’avoir demandé à 300 policiers d’expulser pendant les vacances des dizaines de mineurs étrangers hébergés sur le campus, le 7 mars 2018.

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Pour l’ensemble de son œuvre, bravo à Olivier !

Un nouveau grand squat ouvre dès le lendemain de l’expulsion :

Après les Beaux-arts, Censive et le Chateau du Tertre, voici le quatrième lieu occupé à Nants depuis l’automne ! Ce bâtiment appartient à la mairie de Nantes. La maire socialiste Johanna Rolland osera-t-elle encore envoyer les CRS matraquer et expulser la jeunesse nantaise ?

Besoin de monde immédiatement au 9 rue Maurice Sibille.

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Contre les expulsions : la Présidence de l’Université de Nantes repeinte !

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Après avoir expulsé plusieurs lieux de vie à l’université de Nantes mercredi 7 mars, les autorités ont du faire face à un mouvement pluriel et audacieux. Le lendemain même de l’assaut policier, la façade de la présidence de l’université était découverte totalement repeinte, alors qu’un immense bâtiment dans le centre-ville était investi par des dizaines de personnes, et que les organisations syndicales apportaient leur soutien à la lutte. Face à ce rapport de force inédit et au zbeul exponentiel, la mairie et la préfecture n’ont pas eu d’autre choix que de rappeler l’énorme dispositif policier qui essayait, encore une fois, d’expulser le nouveau lieu d’hébergement. La joie de retrouver un toit a retenti longuement dans la rue Sibille ! Pas de menace d’expulsion avant la fin de la trêve hivernale, le 31 mars.

 

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