Nantes : les socialistes expulsent les enfants et matraquent celles et ceux qui les soutiennent

Article et photos tiré de la page Facebook de « Nantes Révoltée » (https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/). Rappelons également au passage que la manif interprofessionnelle du 16 novembre contre la nouvelle Loi travail a également été durement réprimée avec de nombreux-ses jeunes et syndicalistes blessé-e-s.

Nantes : les socialistes expulsent les enfants et matraquent celles et ceux qui les soutiennent

Récapitulons. Des dizaines de mineurs isolés étrangers sont à la rue à Nantes, alors que l’hiver s’installe. Les pouvoirs publics sont dans l’illégalité, puisqu’ils ont le devoir le loger les enfants privés de logement, quelle que soit leur origine.

Depuis des mois, un immense bâtiment de plusieurs milliers de mètres carrés, en plein cœur de Nantes, est laissé à l’abandon. Il s’agit de l’ancienne école des Beaux-Arts, qui appartient à la mairie de Nantes. Les autorités ne prévoient rien pour ce grand espace, à tel point que la mairie socialiste – qui ose parler de « dialogue citoyen » à longueur de discours – a lancé un « appel à projet » pour « réinventer le lieu ».

C’est donc la jeunesse nantaise qui a trouvé un vrai projet pour ce bâtiment vide : mettre à l’abri les jeunes à la rue. Samedi 18 novembre, après une manif festive et colorée, l’ancienne école des Beaux-Arts est investie dans la bonne humeur. Sans effraction. Immédiatement, des lits sont aménagés, une cantine distribue des repas, on y allume le chauffage – toujours fonctionnel –, des discussions se lancent pour organiser la vie du lieu. Les élus de gauche, coutumiers des manipulation les plus perverses, jurent de ne pas faire expulser l’espace. Un immense espoir naît alors chez les occupants. L’ancienne école allait reprendre vie. Les mineurs à la rue allaient être à l’abri pour les mois qui viennent. Les innombrables salles allaient pouvoir accueillir diverses activités de solidarité. On se prend à rêver d’un lieu refuge au cœur de Nantes.

Dimanche 19 novembre. Alors que plus personne ne s’attend à une expulsion, et que des élus de gauche avaient même annoncé une visite de courtoisie, ce sont finalement des dizaines de camions de CRS qui se massent autour de l’école. Les CRS entrent dans le bâtiment. Les jeunes exilés s’enfuient, paniquent. L’un d’eux, apeuré, fait une crise – probablement d’épilepsie – et doit être emmené à l’hôpital sur un brancard. Un autre, en panique, saute du haut d’un étage et se blesse aux pieds. Ceux qui restent, et leurs soutiens, sont nassés pendant plusieurs heures par les CRS, puis photographiés.

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Autour du bâtiment, la solidarité s’organise. Ce sont près de 200 nantais de tous les ages qui viennent au contact des rangées de CRS qui bouclent les alentours de la place, et qui viennent crier des slogans contre le racisme et la mairie socialiste. D’un seul coup, sans raison, les CRS se mettent à frapper les manifestants et arrêtent une jeune femme. Un flic rougeaud en profite pour frapper gratuitement, d’un grand coup de matraque, le crane d’une manifestante. Le sang coule. Elle sera elle aussi hospitalisée.

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Vers 17H, la foule finit par se disperser, la rage au cœur. Des vigiles viennent surveiller le lieu, et des maçons mandatés par la mairie devraient venir murer les accès au bâtiment. Pendant ce temps, les expulseurs lancent une contre-propagande médiatique pour éviter le tollé. Johanna Rolland prétend débloquer « dix places en urgence », et justifie l’expulsion par des pseudos-arguments sur la sécurité. On aurait donc envoyé 3 personnes à l’hôpital et jeté 50 mineurs à la rue pour leur propre sécurité. Le cynisme du PS est sans limite. On peut aussi s’interroger sur la nouvelle gouvernance qui s’installe actuellement. Partout, le pouvoir déploie, pour chaque résistance, manifestation, occupation, même les actions plus pacifiques, une seule et même réponse, unilatérale et sans appel : la violence d’État la plus brutale.

C’est une immense déception que de voir un tel espace être expulsé. C’est une grave injustice de plus que de voir des mineurs privés d’un hébergement à portée de mains. Où dormiront-ils ce soir ? Et demain ? Et que deviendra cette vaste école des Beaux-Arts ? Comment la mairie socialiste peut-elle continuer à parler de « dialogue participatif » concernant le devenir d’un tel lieu ?

Ce qui vient de se passer est très grave. C’est un nouvel exemple de la politique abjecte menée par le PS à Nantes, à base de police et de caméras omniprésentes, d’expulsions systématiques et de karchers pour cacher la misère. Le centre-ville se vide. Il n’y reste plus que les attractions subventionnées et les boutiques de luxe. Les socialiste sont en train de tuer ce qui a toujours fait l’identité de Nantes !

Nous vous invitons à envoyer des mots doux à la maire de Nantes, Johanna Rolland, et au président du Conseil Départemental, Philippe Grosvalet, pour leur dire tout le bien que vous pensez de leur politique.

En attendant la suite …

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