Tract de l’AG diffusé lors de la manif du 12 septembre 2017 contre la Loi Travail

Environ 800 exemplaires de ce tract ont été diffusés lors de la manif du 12 septembre. Le tract a été bien accueilli. Une cantine tenue par l’AG, en liaison avec le Front Social Caen, a eu lieu après la manif. Merci aux migrants qui se sont dévoués pour la préparation de ce repas collectif.

Vous pouvez télécharger le tract en cliquant sur le lien qui suit, N’hésitez pas à le diffuser dans vos réseaux.

tract AG 12 septembre 2017

Vous pouvez aussi le lire directement ci-dessous :

Contre la Loi Travail 2, l’état d’urgence,la chasse aux migrant-e-s : le 12 septembre et après, C’est dans la rue que ça se passe !

Depuis 4 ans, l’AG de Lutte Contre Toutes les Expulsions ouvre des squats dans l’agglomération caennaise pour sortir des gens de la rue, essentiellement des demandeurs-euses d’asile et des migrants qui cherchent à passer en Angleterre. L’AG en couvre actuellement 6 avec près de 300 personnes dedans.

Depuis longtemps déjà, nous avons choisi de placer nos actions de solidarité avec les migrant-e-s dans le cadre plus vaste de la résistance aux politiques antisociales, d’austérité menées par les gouvernements successifs. Nous essayons de relier la lutte en soutien aux migrant-e-s avec les luttes du mouvement social et de porter, au sein du mouvement social, la question de la solidarité avec les migrant-e-s. Cette solidarité n’est pas seulement humaniste, elle est aussi politique, contre le racisme, l’extrême droite, le sexisme, le capitalisme et son cortège de pauvreté, de précarité, d’exploitation et de répression.

Nous n’attendions rien du nouveau gouvernement, pas plus que des anciens. Macron c’est « le changement dans la continuité » et il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir les masques tomber.

Nouvelle Loi Travail : licenciements facilités, plus d’obligation d’indiquer un motif de licenciement, réduction du délai permettant un recours aux prud’hommes en cas de licenciement abusif, plafonnement des dommages et intérêts pouvant être obtenus aux prud’hommes en cas de licenciement illégal, CDD favorisés, CDI fragilisés avec l’instauration d’un « contrat de projet », fusion des instances représentatives du personnel dans les entreprises avec moins de délégué-e-s et moins de moyens, accords d’entreprises qui peuvent primer sur les conventions collectives de branches et tirer vers le bas les horaires, les conditions de travail et les salaires…

Casse des services publics : 120 000 suppressions de postes annoncées, gel des salaires, rétablissement du jour de carence et augmentation de CSG pour les fonctionnaires, suppression de la plupart des contrats aidés, contrats temporaires et mal payés c’est vrai, mais qui dépannaient leurs bénéficiaires et permettaient à des associations à but social, à des collectivités territoriales, à des écoles de maintenir des activités utiles malgré les diminutions de budgets et les compressions de personnel titulaire…

Les plus précaires dans la ligne de mire : Renforcement des contrôles RSA, CAF, Pôle emploi, baisse des 5 euros des allocations logement, projet de transformer l’assurance chômage en allocation d’État, État qui pourra décider seul des montants et durée d’indemnisation, radier celles et ceux qui n’accepteront pas n’importe quel emploi…

Les mesures de l’état d’urgence passent dans le droit commun : Le gouvernement veut lever les mesures exceptionnelles de l’état d’urgence mais pas avant d’avoir déversé son contenu dans le droit « normal » : perquisitions de jour comme de nuit, mises sous surveillance, assignations à résidence, interdictions de manifester sur simple décision policière. La « lutte anti-terroriste » a bon dos, elle permet de mettre en place des mesures destinées à réprimer tout mouvement social qui se généraliserait et se radicaliserait, celles et ceux qui ne se soumettent pas au règne de l’intolérable.

Chasse aux migrant-e-s : Depuis 2016, on constate une application stricte et brutale des accords européens de « Dublin 3 » datant de 2013 qui obligent les demandeurs-euses d’asile à déposer leur demande d’asile dans le premier pays de l’Union Européenne où leurs empreintes ont été prises. Cela a donné lieu à 525 « transferts effectifs » en 2015, 1293 en 2016 et les chiffres vont être en nette augmentation cette année, le pouvoir ayant donné cet été des directives aux préfectures pour intensifier ces expulsions. Or un certain nombre de pays européens, vers lesquels ces demandeurs-euses d’asile sont renvoyées, expulsent ensuite vers le pays d’origine, quelle que soit la situation (guerre interne, dictature,sanglante…).

Les personnes sont convoquées à la préfecture, arrêtées sur place, immédiatement envoyées vers un Centre de Rétention Administrative (CRA) », sous escorte policière,.parfois avec juste leurs vêtements sur le dos, pour y être enfermées avant leur expulsion.

Depuis 2017 toutes les personnes placées en Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO) après le démantèlement de la « jungle » de Calais sont désormais également concernées par l’application stricte des accords de Dublin, contrairement aux promesses faites alors par Hollande et Cazeneuve.

Sont également concernées les personnes actuellement envoyées vers les PRAHDA (Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile). C’est l’entreprise Adoma qui a raflé le marché public en remettant le plus souvent en service des vieux hôtels « Formule 1 » isolés, situés dans des zones industrielles, aux abords d’autoroutes ou d’aéroports, loin de tout, parfois à plusieurs kilomètre d’un arrêt de bus, sans possibilité de cuisiner des repas chauds, sans internet, sans activités culturelles, sans cours de français, avec des travailleurs-euses sociaux-ales et des agents de maintenance en nombre insuffisant. Ces PRADHA sont également explicitement désignés par l’État comme des centres d’assignation à résidence avant expulsion.

À tout cela s’ajoute une politique de harcèlement policier, décidé par l’État, pour tenter de disperser tout regroupement de migrant-e-s près des ports desservant l’Angleterre. C’est la politique du « zéro abri » et du « zéro nourriture ». Autour de Calais et de Dunkerque, police et gendarmerie contrôlent sans arrêt les migrant-e-s, détruisent tout début de campement, lacérant les tentes et les bâches, brûlant les palettes, aspergeant de gel lacrymogène les couvertures, les maigres réserves de nourriture, les sacs de vêtements de rechange comdamnant ainsi les migrant-e-s, hommes, femmes et enfants, à la faim, au froid, à la saleté, à la maladie. Les associations humanitaires qui tentent de distribuer de la nourriture set proposent des douches dans leurs locaux sont également harcelées.

À Ouistreham, tous les jours, plusieurs dizaines de migrants (soudanais pour la plupart) errent autour du port, cherchant à monter dans des camions pour essayer de passer clandestinement en Angleterre. La gendarmerie les disperse dès qu’ils se regroupent. Tous les matins, à 4H, la police vient les réveiller dans le petit bois où ils dorment sur des cartons et confisque les couvertures et les bâches…quand il y en a. La municipalité tente de faire croire partout qu’il est illégal de leur donner à manger ou des vêtements, ce qui est évidemment complètement faux.

À Caen, le « squat des soudanais », ouvert par l’AG sur la presqu’île, offre un toit à près de 100 soudanais, dont plusieurs dizaines de mineurs isolés. Il est menacé d’expulsion imminente, à partir du 14 septembre.

Nous le martelons une nouvelle fois : la dégradation continue des conditions d’accueil des migrant-e-s, leur répression, leur humiliation sont toujours le reflet de ce qui nous attend, de ce que nous réserve le pouvoir. Défendre la liberté et la dignité des migrant-e-s, c’est toujours aussi, en même temps, défendre la nôtre !

Opposé-e-s à l’indifférence, nous choisissons la résistance !

La solidarité ET L’ORGANISATION sont notre force.

Construisons la convergence des luttes.

 

Contact : ag-contre-expulsions@laposte.net

Site : https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/

Soutien financier : L’argent permet de se procurer rapidement ce qui peut manquer de façon urgente (nourriture, hygiène, gaz etc.). Chèques à l’ordre de Solidarité Migrants Calvados à envoyer à : 16 allée de l’Angle – 14200 Hérouville St  Clair .

V 1

 

 

 

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