Vallée de La Roya, des brèches dans la forteresse.

Nous reproduisons ci-dessous un article du journal « CQFD » (http://cqfd-journal.org/), publié en début d’année, qui rend compte des activités de solidarité avec les migrant-e-s dans la vallée de La Roya. Activités qui sont dans le collimateur de la répression étatique comme en témoignent la multiplication des procès et la récente condamnation de Cédric Herrou à 4 mois avec sursis pour une soi-disante « aide à l’immigration clandestine »…

Vallée de la Roya

Des brèches dans la forteresse

paru dans CQFD n°151 (février 2017).

La Roya, vallée encaissée et perdue des Alpes-Maritimes. Quelques communes escarpées, des paysages désertiques, les cimes enneigées marquant l’horizon… On est loin de Calais ou de Melilla. Les derniers temps ont pourtant été fort agités dans la vallée, entre emballement médiatique et déchaînement des autorités contre les habitants ayant tendu la main aux migrants en transit. Reportage.

« Un peuple de maçons pour en finir avec la surpopulation des murs, en finir avec leur strip-tease, leur idée fixe et autres alliances consolidées avec l’acier. En finir avec l’arrogance de tous ces murs qui prennent des barbelés pour des colliers d’argent. »

James Noël, La Migration des murs.

Récemment, les médias ont beaucoup parlé de la vallée de la Roya. Pas vraiment des migrants qui y atterrissent par centaines, mais plutôt de leurs soutiens, ces bonnes volontés qui luttent contre l’air pestilentiel du temps en accueillant des visiteurs exténués par un long voyage.

En mal de leader photogénique, les journalistes ont vite trouvé leur « héros » en la personne de Cédric Herrou, courageux agriculteur s’échinant à revendiquer son activisme malgré les coups de semonce judiciaires. D’un même élan, ils ont délivré une caricature de type Astérix, qui voudrait qu’il y ait au fin fond des Alpes françaises une petite vallée résistant encore et toujours à l’envahisseur en uniforme et à la connerie ambiante, ses habitants tous unis dans un inconditionnel soutien aux migrants. Sortez les violons.

Cette histoire-là, contée par des médias en quête de belles histoires sucrées et de récits roudoudou est en partie erronée. Non, la vallée de la Roya ne se tient pas debout d’un bloc face à l’Europe forteresse. Non, ses habitants ne sont pas tous des protorésistants guidés par leurs âmes charitables. Au sein de ces petites bourgades perchées dans les hauteurs, il y a des délateurs, des corbeaux aigris – comme partout. « Nombreux sont ceux qui craignent pour l’image de la vallée, voient notre action d’un très mauvais œil », résume un militant, lequel explique que les autochtones hostiles ont très vite tombé le masque lors des premières arrivées massives de migrants, au lendemain des révolutions arabes.

Il n’empêche, une fois le beau récit unanime dégonflé et les caméras de BFM et CNN renvoyées chez leur maman, il reste une réalité : ce petit coin paumé voit se multiplier les initiatives et prises de position en faveur des migrants – certaines revendiquées, d’autres discrètes. Mieux : il commence à fédérer, à attirer des personnes venues de l’extérieur, désireuses de mettre la main à la pâte. Si bien qu’une ligne de fracture se dessine progressivement : d’un côté la forteresse et ses gardiens, de l’autre les brèches qui la fissurent.

Par Tomagnetik/Bon Pied Bon Oeil {JPEG}

1. Forteresse

Un lundi soir de décembre, sortie de Vintimille, dans ce hideux no man’s land saturé de béton qui tient lieu de zone transfrontalière. Quelques ombres chargées de sacs plastiques cheminent en bord de route, direction la France. Au péage, avant que la barrière ne s’ouvre, une berline sombre déboule en sens inverse, bloquant la Renault Espace défraîchie qui nous tient lieu de carrosse. Crissement de pneus. Quatre patibulaires descendent, en civil – trois hommes et une femme. « Le coffre, ouvrez le coffre », exigent-ils, en italien. Chose faite, ils fouillent rapidement sous les couvertures et repartent illico prendre position à deux pas. En embuscade.

Un peu plus loin, après quelques glauques tunnels, rebelote. Des Français, cette fois. Ceux-là sont en uniforme et dotés de mitraillettes. Pour le reste, même topo : ouverture du coffre, fouille rapide, pouvez circuler. Rapide et lapidaire. La seule chose qui les intéresse ? Les migrants susceptibles d’être planqués dans le coffre. Roulerait-on en Lamborghini volée à plaque d’immatriculation « Mort aux condés » et sous l’emprise de puissants psychotropes qu’ils ne broncheraient pas.

Par le train, emprunté quelques semaines plus tard, c’est globalement le même topo : surveillance maximum. En gare de Vintimille, les uniformes sont présents en masse. Il y a des militaires, des carabinieri, des douaniers, des civils louches, etc. C’est l’après-midi, et des petits groupes de migrants surveillent les abords, en quête d’une opportunité. « Il y a beaucoup de surveillance, mais si on est patients on trouve toujours, explique l’un d’eux. Le plus dur commence dans le train. »

Un avis que confirment Ahmed et Victor [1], deux jeunes Érythréens tout juste refoulés à la frontière et relancés en sens inverse. Depuis ce matin, cela fait deux fois qu’ainsi ils font le yoyo. Ils sourient pourtant, ne lâchent pas l’affaire, bien décidés à retenter leur chance dans la foulée. Et de se planter devant le panneau d’affichage affichant les prochains trains à destination de la France. Menton, Nice, Cannes, peu importe [2]. Située juste après la frontière, la gare française de Menton-Garavan est le territoire de chasse privilégiée des « gardes-frontières ». Dès l’arrêt du TER, ce sont une douzaine de CRS qui déboulent dans les wagons. Ils fouillent partout, dans les toilettes, sous les banquettes, chaque recoin inspecté dans les formes, avec les yeux vides de ceux qui utilisent leur cerveau à traquer l’irrégulier. L’un d’eux semble particulièrement motivé : alors que ses collègues plient le camp, il revient sur ses pas, pris d’un doute. Ses collègues, admiratifs : «  Ah, Laurent, c’est vraiment un perfectionniste ! » Lui, de retour peu après, bredouille mais triomphant : « Il me semblait bien qu’une femme était montée à l’étage au moment où vous descendiez. Bon, elle était en règle. Mais si c’en était une, vous l’auriez laissée passer. » Tout fier, le mec.

Ces récits n’ont rien d’exceptionnel. Depuis que le contrôle aux frontières a été réinstauré à l’été 2015, ils relèvent même d’une banalité admise. La chasse est en cours, quotidienne. Jadis passoire, la zone s’est fait bunker, avec près de 37 000 étrangers en situation irrégulière arrêtés dans les Alpes-Maritimes en 2016.

Par la force des choses, beaucoup de candidats à l’Hexagone tentent le passage à pied. Diverses options s’offrent à eux. Il y a ce chemin de montagne escarpé qui débouche dans les hauteurs de Menton, au nom sans équivoque : « Pas-de-la-mort ». Il y a également l’autoroute A8 ou la voie ferrée, toutes deux parsemées de tunnels. Options dangereuses : en 2016, ce sont cinq migrants qui ont trouvé la mort en tentant leur chance de cette manière, percutés par une voiture ou une locomotive.

Partout où ils dirigent leurs pas, des murs, des obstacles. En désespoir de cause, certains optent donc pour une option moins « directe », cheminant vers le nord, direction la vallée de la Roya. Une longue marche d’une quarantaine de kilomètres, généralement effectuée la nuit, avec pour seule boussole les indications de ceux qui les ont précédés. Car si les migrants y sont nombreux, c’est parce qu’ils se sont passé le mot : là, grâce aux soutiens, ils pourront se reposer un moment avant de reprendre la route.

2. Brèches

Décembre 2016. Un après-midi comme les autres dans la petite maison de Vincent et Camille, située dans le centre de Saorge, l’une des cinq communes françaises de la vallée. Il y a là une dizaine de personnes, venues participer à la préparation du repas : des jeunes et des vieux, des gens du coin et d’autres de passage [3]. Une assistante sociale côtoie un ado rigolard. Un vieux punk rigole avec un jeune Anglais frais débarqué des squats londoniens. La plupart des présents ont pris place autour d’une grande table, ustensiles de cuisine en main, face à des montagnes de légumes. Couteaux et éplucheurs rythment les conversations, qui sautent du coq-à-l’âne, des diatribes contre Le Pen ou Fillon aux dernières nouvelles de la vallée – qui cache qui, où sont les barrages, quelles options pour les inculpés.

Grande barbe de prophète, lunettes cul-de-poule et regard malicieux, Vincent supervise l’opération. Il y a trois grandes bassines à remplir, l’équivalent de 150 portions de salade de riz. Une fois cette tâche accomplie vient la deuxième étape, qui relève presque du travail à la chaîne : l’un met les portions en boîte cartonnée, une autre ajoute un œuf dur, un troisième une pâtisserie, une quatrième des couverts, etc. Dans une autre maison de Saorge, une seconde équipe s’affaire aux mêmes tâches. L’objectif de la journée : 300 repas complets, qui seront ensuite distribués dans Vintimille à tous ceux qui ont le ventre vide.

Photo de Tomagnetik/Bon Pied Bon Oeil {JPEG}

« On a commencé les maraudes en août dernier, explique Vincent, par ailleurs l’un des fers de lance du collectif Roya Citoyenne [4]. Et on a vite compris que cela nécessitait de vraiment se retrousser les manches. Une maraude c’est beaucoup de boulot et toute une organisation. Il faut plusieurs voitures, des repas préparés à l’avance et bien emballés afin que l’on puisse les distribuer rapidement, trente litres de thé, etc. Et surtout, il faut tenir la distance. » Car l’opération se répète tous les jours de la semaine, avec des équipes tournantes, qu’il vente, pleuve ou neige.

La nuit est déjà tombée quand le convoi de trois véhicules se met en route. Une quarantaine de kilomètres, la frontière franchie sans encombre, et voilà Vintimille. Premier arrêt : l’église San Antonio, qui a longtemps accueilli des centaines de migrants, avant que le centre de la Croix rouge ouvert en juillet dernier, dégueulis d’Algeco grillagés logeant des centaines de personnes dans des conditions quasi carcérales, ne la déleste sensiblement.

Devant l’édifice religieux, moderne et moche, ils sont vite une petite centaine à s’attrouper. Des Soudanais, des Érythréens, quelques Afghans. Surtout de très jeunes hommes. Sans bousculade, les mains se tendent, les « merci » fusent en diverses langues. Une fois les thermos de thé sorties, quelques discussions s’engagent. En arrière-fond, une voiture de carabinieri passe et repasse, sans intervenir. Ce n’est pas toujours le cas : « Il leur arrive de confisquer la bouffe », explique l’un des participants, qui rappelle que la mairie de Vintimille a interdit toute distribution alimentaire aux migrants. « Notre action dérange les pouvoirs publics, au sens où ils voudraient tout contrôler, parquer les gens dans des zones où ils sont plus faciles à surveiller et comptabiliser, comme le centre de la Croix rouge. »

Surveiller, parquer, comptabiliser, isoler, soit la norme en matière de « traitement des flux migratoires ». Vouloir la contourner, c’est déjà être suspect. Voilà pourquoi les flics italiens continueront ce soir-là de suivre la maraude dans les rues de Vintimille, rappel de leur omniscience. Et pourquoi les habitants de la vallée logeant et transportant des migrants sont sous le feu d’une répression de plus en plus délirante. On ne badine pas avec la forteresse.

Située à quelques encablures de la principale bourgade de la vallée, Breil-sur-Roya, la petite exploitation de Cédric Herrou, 37 ans, est désormais célèbre. Un passage obligé pour les journalistes. À l’entrée du petit chemin qui serpente dans la rocaille, quelques cagettes de victuailles déposées par un quidam. Plus loin, un poulailler et des champs d’oliviers. En haut, la petite maison dans laquelle vit l’agriculteur, que jouxte un campement de fortune pour ses invités. Ce jour de décembre y vivent temporairement une vingtaine de migrants. Ils viennent du Soudan, du Tchad, d’Érythrée. Certains logent dans les deux caravanes, amenées sur les lieux par un hélicoptère complice. D’autres dorment dans des tentes.

Il est encore tôt et la plupart pioncent encore. Devant un thé et quelques clopes, au milieu d’une fraternité bordélique de poules, chats et chiens, Cédric résume son action en termes simples : « Les gens qui arrivent ici après une longue marche sont très diminués, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Notre rôle, c’est de les retaper et de les aider à reprendre la route. » Il s’arrête un temps. Puis : « Au fond, on nous stigmatise alors qu’on répare les merdes causées par la frontière et les décisions des politiques. »

Pas forcément porté sur les palabres, plutôt discret de nature, Cédric a pourtant choisi de médiatiser son engagement au maximum. Clamant haut et fort qu’il a fait passer la frontière à plus de 200 personnes, il a vite attiré l’attention. Des médias comme des autorités. Les premiers en ont fait une figure de proue (le New York Times l’a décrit comme un héros français tandis que les lecteurs de Nice Matin l’ont élu « Azuréen de l’année »). Les secondes sont en passe d’en faire un martyr : alors que le résultat de son deuxième procès ne sera connu que le 10 février (le procureur a requis 8 mois de prison avec sursis), il a derechef été placé en garde à vue le 19 janvier, prélude à une perquisition musclée menée chez lui par trente robocops. Matamore réac des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti avait prévenu : « Son action est une insulte aux policiers, aux gendarmes, aux douaniers et aux militaires. »

Chez les plus radicaux, notamment ceux qui ont déjà fait face à des vagues de répression à Vintimille, sa surmédiatisation ne passe pas forcément très bien. Il est question de chevilles qui enflent et de mise en danger d’autres initiatives. Mais Cédric assume : « On a besoin que notre combat soit médiatisé, qu’il prenne une ampleur nationale. C’est de ça dont les autorités ont peur. Elles flippent que ça s’organise. Parce que ça commence à être le cas. On a par exemple reçu suffisamment de dons pour payer les frais d’avocat et acheter un fourgon plus adapté pour transporter les migrants. »

Signe que la lutte est sur la bonne voie : le bilieux Éric Ciotti n’a pas seulement visé Cédric Herrou, mais s’est plusieurs fois étranglé des agissements des habitants de la Roya. Pour lui, il y aurait un risque de nouveau Notre-Dame-des-Landes (chiche !), de glissement « vers une zone de non-droit gérée par des individus hors la loi aveuglés par l’idéologie de la mouvance d’extrême gauche ». Proférées le 2 décembre dernier, ces inepties marquent bien l’angoisse qui étreint les autorités locales à l’idée d’un mouvement élargi. Car si la répression s’abattant sur les militants de La Roya prend un tour de plus en plus ubuesque [5], c’est aussi le signe d’une certaine fébrilité. Alors que les actions menées à Calais ou Paris en faveur des migrants n’ont jamais suscité grande sympathie dans l’opinion, le profil des gens impliqués ici semble davantage susciter la compassion. L’ingénieur Pierre-Alain Mannony (jugé en novembre pour avoir convoyé trois Érythréennes, récemment relaxé) ou l’agriculteur Cédric Herrou peuvent difficilement être caricaturés en black blocs vociférants. Idem pour les nombreux soutiens venus applaudir le second à Nice lors de son procès, le 4 janvier : pas de cagoule dans l’assistance, mais des grands panneaux aux textes pour le moins innocents, tels que « Les frontières sont les cicatrices de la terre », ou bien « Je connais ton nom, étranger, tu t’appelles mon frère (Victor Hugo) ».

De même, les militants de La Roya ne versent pas dans l’envolée insurrectionaliste quand il s’agit d’évoquer leur engagement. Ils parlent d’urgence vitale, convoquant la nécessité de la désobéissance civile en des temps honteux. « Ils voudraient qu’on laisse crever ces adolescents en bas de chez nous ? Ce n’est pas possible ! », s’étrangle une habitante de Saorge. Un autre de lui faire écho : « Si, pour l’État, les migrants sont des chiffres, des dossiers, pour nous, ils deviennent vite des amis. On ne passe pas huit jours avec des mômes sans s’attacher à eux ! » Quant à Cédric Herrou, voilà comment l’un de ses proches évoque son entrée en lutte : « Il a eu une révélation en passant devant l’Église Saint-Antoine de Vintimille et en voyant le sort des personnes qui y étaient logées. Il n’a pas pu rester bras croisés, c’est aussi simple que ça. »

Ici, les porteurs de soin seraient donc davantage des gens lambda horrifiés par la misère côtoyée au quotidien que des boutefeux professionnels. Mais la répression pesant sur la vallée, le climat anxiogène et l’inaction pesante de l’État dans la prise en charge (notamment des mineurs) finissent par changer la donne. Le profil « citoyenniste » ne s’efface pas, mais il se double de tentatives plus radicales. En octobre, une colonie de vacances désaffectée a ainsi été réquisitionnée par plusieurs associations. Quelques jours et la cinquantaine de personnes logées étaient délogées illico presto par les CRS. Comme dans le cas de l’éphémère mais très riche expérience du Présidio No Borders de Vintimille [6], qui durant l’été 2015 a logé jusqu’à 250 migrants, avant d’être violemment délogé en septembre, il s’agit pour les autorités de ne pas tolérer l’idée même d’organisation alternative, par en bas. Pas question que se fédèrent les énergies.

Et ces énergies ne manquent pas. Croisés dans la vallée ou dans ses environs, divers profils montrent que la lutte s’étend. Ainsi de Ludivine, venue filer un coup de main sur l’exploitation de Cédric après avoir œuvré dans une association implantée dans la jungle de Calais ; de Jenk, Flamand débarqué en camion parce qu’il voulait « participer à cette lutte fondamentale » ; des infirmières et infirmiers qui régulièrement opèrent des tournées de visites médicales dans les lieux où sont logés les migrants ; ou des activistes d’Artists in Action, lesquels prévoient de s’installer ici sur le long terme, pour distribuer à grande échelle nourritures et vêtements, comme ils l’avaient fait sur Calais. En clair : à défaut de rugir, la vallée bruisse d’initiatives. Et c’est déjà beaucoup.

Notes

[1Tous les prénoms ont été modifiés, sauf pour les personnes médiatisées.

[2À l’image de ce jeune Soudanais rencontré sur la plage de Vintimille un peu plus tôt et désireux de rejoindre Monaco, dont les trompeuses lumières brillent au loin – « C’est une bonne destination pour moi, non ? » Comment dire…

[3La majorité des personnes impliquées dans l’association Roya citoyenne et dans l’aide aux migrants sont des « néo-arrivants » de plus ou moins longue date, voire des transfuges éphémères venus filer un coup de main, pas des natifs du lieu, lesquels sont proportionnellement moins engagés.

[4Principal collectif d’aide aux migrants dans la vallée, l’association a d’abord été créée il y a un bail pour des luttes locales liées à la défense du territoire. Elle a été réactivée au printemps 2016 suite à l’aggravation de la crise humanitaire liée à l’arrivée massive de migrants.

[5Les procès pour aide au séjour irrégulier vont se succéder dans les mois à venir : Magali le 3 mars, Francesca le 4 avril, Ben le 8 avril, Éric et Marie-Rose le 24 avril, etc.

[6Pour plus de détails, voir ce bon article de Daniela Trucco publié par Mouvements, « L’Expérience du Présidio No Borders à Vintimille, été 2015 ».

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